Corbeil-Essonnes a un des plus fort taux d'ondes !
dimanche 10 janvier 2010 à 19:20 :: Environnement

Les associations Agir pour l’Environnement et Priartém ont mis en ligne début décembre 2009, une carte répertoriant les points chauds électromagnétiques en France. Les données constituant cette première cartographie sont issues du site de l’Agence nationale des fréquences.
Agir pour l’environnement et Priartem ont analysé les 500 dernières mesures réalisées en septembre et octobre 2009 et publiées sur le site de l’ANFr. Elles ont découvert des résultats tout à fait préoccupants.
Sur ces 500 mesures, 59 sites font apparaître des niveaux de champs électromagnétiques forts, voire très forts, soit 11,8% des mesures effectuées. Sur ces 59 sites, une vingtaine dépasse les 5 V/m dont 6 sites dépassent les 10 V/m (Corbeil-Essonnes, Paris 6è, Aigues Mortes, Courbevoie, Troyes, Montpellier). Il s’agit, dans tous les cas de zones urbaines, la plupart du temps fortement urbanisées.
En ce qui concerne Corbeil-Essonnes, les mesures relevées ont été faites depuis la place Galignani devant l'hôtel de ville le 30 septembre 2009. Voir le document qui récapitule tous les tests fréquence par fréquence en cliquant ICI.
A la lecture des données disponibles sur le site de l’ANFr, il est à noter que la téléphonie mobile est le contributeur principal dans plus de 95% des cas mesurés. La télévision, la radio et les autres sources (pompiers, gendarmerie, armée...) ne représentant qu’une part infime du champ global.
Ces résultats montrent l’urgence de prises de mesure de réduction des expositions recommandées au gouvernement par son agence d’expertise, l’Afsset. L’Afsset vient, dans un récent avis de préconiser une réduction des valeurs d’exposition du public, prônant l’application à la téléphonie mobile du principe ALARA. La proposition de l’Afsset vise à repérer les points dits « chauds » ou « atypiques », définis par l’Agence comme ceux qui dépassent la valeur moyenne d’exposition. Celle-ci, selon les récentes données de l’ANFr se situerait aux environs de 1 ou 1,5 V/m.
Les situations d’exposition que révèlent les associations dans cette première carte répertoriant les points chauds, sont totalement inacceptables. Toute inaction de la part tant des pouvoirs publics que des opérateurs serait non seulement irresponsable mais totalement condamnable.
Les associations insistent, par ailleurs, sur la nécessité de la plus grande transparence sur la réalité des expositions que subissent les populations riveraines des stations de base. La profusion des informations nuisant souvent à leur lisibilité, les associations Agir pour l’Environnement et Priartem ont décidé de mettre désormais à jour chaque mois une cartographie des points chauds électromagnétiques afin que le droit et l’accès à une information validée ne soit plus un vain mot et afin que personne ne puisse plus dire « on ne savait pas ».
Source :Priartem et Agir pour l’Environnement
Jeudi 3 décembre 2009
Liens web pour mieux comprendre :
Agence nationale des fréquences (ANFr) : www.anfr.fr
Priartem : www.priartem.fr
Agir pour l’Environnement (APE) : www.agirpourlenvironnement.org
Carte des points chauds : Nationale
Mesures dans l'Essonne : de 2002 Ã 2009
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Franck Boissier, marié, deux enfants. Il est formateur dans le monde de l'économie sociale, il aide des travailleurs handicapés à se reconstruire professionnellement dans les métiers des télécoms et réseaux informatiques.

Commentaires
1. Le lundi 11 janvier 2010 à 22:18, par Onde Radio
2. Le mardi 12 janvier 2010 à 19:13, par Franck Boissier
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